Émilie Mahaux est copywriter, elle nous raconte comment elle a vécu son burn-out durant sa vie de salariée et pourquoi elle a pris la décision de quitter son CDI dans une agence de publicité pour devenir freelance. À travers son témoignage, elle nous dévoile son parcours du combattant qui lui a permis de vivre ses projets à 100% avec passion et détermination.

« Pour le commun des mortels, c’est inadmissible de quitter son CDI sans avoir de projet costaud derrière. Mais à ce moment, c’est mon corps qui m’a dit stop ! »

Peux tu nous raconter ton activité en tant que freelance ?

Je suis Copywriter. En vérité, mon métier est assez peu connu, et il est souvent associé à celui de rédacteur web.

Mon travail, ou ma passion d’ailleurs, c’est d’écrire pour les entreprises ! Je fais cependant une différence puisqu’avant je crée du contenu à destination des utilisateurs, avant de penser mots-clés, SEO, Google…

Je pense sincèrement que les modes de communication sont en cours de changement et que nous recherchons beaucoup plus de naturel contrairement aux attaques marketing que l’on connait jusqu’ici.

Je me destine particulièrement aux créations d’entreprises, car ce que j’adore c’est de les accompagner dans la définition du ton qui leur correspond le mieux et de mettre en place toute la stratégie de création de contenu par la suite.

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de devenir copywriter ?

C’est une chose qui s’est un peu imposée à moi, pour être honnête. Lorsque je me suis lancée en tant que freelance, je savais que je souhaitais écrire, mais je n’étais pas spécialisée.

Je m’imaginais proposer mes services concernant la rédaction, la création de site mais également le community management. Bon, clairement, cela n’a pas duré longtemps et ma spécialisation s’est rapidement imposée à moi : l’écriture.

C’est en me formant au Copywriting, alors que c’était totalement inconnu pour moi, que j’ai réalisé que c’était déjà ce que je faisais au quotidien et que ça correspondait entièrement à mes valeurs.

J’avais déjà entamé vers cette spécialisation en écrivant depuis plus d’une année sur mon blog personnel FolieCurieuse.

Avant de te lancer dans le freelancing, quel était ton parcours ?

Devenir freelance n’était vraiment pas une évidence avant de me lancer. D’ailleurs, j’entends encore un de mes anciens responsables me dire « Mais Emilie, ce n’est pas fait pour toi cette situation. Ce qu’il te faut : c’est un CDI, un salaire fixe chaque mois et quelque chose qui te sécurise » Pour dire vrai, il avait entièrement raison, à cette période. Je suis passée par 5 années assez éclectiques puisque j’ai été : intermittente du spectacle, chargée de communication, serveuse, attachée aux relations publiques, hôtesse et le summum, atterri dans un service maintenance d’une usine de biscuits.

Je ne supporte pas l’ennui, et c’était la meilleure des manières de s’ouvrir l’esprit.

Enfin, je suis entrée dans l’entreprise qui aura changé ma vie. Je travaillais en tant que Chargée de projet dans une boîte de publicité pendant 3 ans. J’avais la responsabilité d’une quarantaine d’équipes terrain. C’était un travail qui était réellement enrichissant et qui m’a tellement appris. Pourtant ! Les choses ont changé au cours de la dernière année et j’ai quitté ce travail, sur un coup de tête.

Comment as-tu pris la décision de quitter ton travail ?

burn out témoignage comment fairePendant plusieurs mois, je sentais que je n’étais plus en phase avec ce que l’on me demandait. J’ai de très fortes valeurs et je déteste l’injustice. Je ne comprenais donc pas pourquoi je donnais autant, sans avoir de perspectives d’évolutions. C’était même l’inverse, d’ailleurs. J’avais le sentiment de régresser. Ce n’était plus possible pour moi.

Pourtant, j’avais décroché ce Saint Graal du CDI et pour le commun des mortels, c’est inadmissible de quitter son CDI sans avoir de projet costaud derrière. Mais à ce moment, c’est mon corps qui m’a dit stop !

 

Comment le burn-out s’est-il installé dans ta vie ? 

Je ne l’ai pas vu arriver. Je pense que cette fatigue a mis plus de 6 mois à s’installer dans ma vie, petit à petit. Un peu comme un cancer. Je n’ai rien vu venir !

Tout a débuté avec un surplus de travail. Nous étions 8 dans mon équipe et à cette époque, nous n’étions plus que 2, avec la même dose de travail. Dans ma tête, c’était clair « Sois forte, c’est une passage et tu auras un juste retour des choses ». Je n’ai rien eu. J’ai même plutôt reçu des remontrances. Je devenais difficile à vivre car je pense que psychologiquement j’étais à bout. Donc forcément, j’étais irritable au travail, à la maison et avec mon entourage. J’avais perdu le goût de tout et je ne voyais pas le bout du tunnel.

J’ai commencé à avoir beaucoup de petits problèmes de santé. Je suis une nerveuse dans l’âme, et en tentant de tout canaliser, mon corps n’a pas supporté. Je me suis retrouvée complètement bloquée du dos, à 24 ans, à ne presque plus pouvoir marcher. Ça a été la première grosse étape. Mais alors, j’ai pris conscience qu’il était temps que je prenne de nouveau le dessus quand le médecin m’a proposé des anti-depresseurs. NO WAY ! Et là, c’était le moment de reprendre ma vie en main et de redevenir la fille qui a toujours été de l’avant.

« Le moindre échec était presque une excuse pour abandonner »

Comment as-tu géré tes débuts en tant que chef d’entreprise ? 

On peut dire que j’ai fait une sorte de faux départ 🙂 Je n’étais pas remise de tout ce qui s’était passé en cours d’année, et pour ne pas faciliter les choses, nous avons décidés de changer radicalement de vie en déménagement à Barcelone. C’était l’occasion de remettre les compteurs à zéro !

Donc même si j’ai officiellement ouvert ma société le 1er décembre 2016, je n’ai pas commencé à penser comme chef d’entreprise avant juin 2017.

De plus, ce n’est qu’en Août 2017 que j’ai « activé » le mode chef d’entreprise. C’est grâce à cette spécialisation de Copywriter et aux formations LiveMentor que les choses se sont mise en place rapidement.

En l’espace de 2 mois, j’ai trouvé mes premiers clients grâce à une technique de création de contenu intense et une présence en ligne (Lien Medium – Emilie Mahaux). J’ai la chance que mes clients viennent à moi, sans avoir besoin de prospecter. Ca me permet de m’assurer de travailler sur des projets qui m’éclatent et d’avoir le choix des clients avec lesquels je travaille.

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La solitude, les responsabilités et les risques qu’impliquent la vie de freelance ne te font-ils pas peur de retomber dans un burn-out ?

Etonnement, j’étais très inquiète avant de trouver cette spécialisation. Je ne savais pas trop ou j’allais, ni comment j’allais y aller. Je n’étais pas en phase avec ce que je proposais donc forcément ça généré de gros doutes au quotidien. Le moindre échec était presque une excuse pour abandonner ! Désormais, je n’ai plus peur de l’avenir. J’avance petit pas par petit pas et je pense au jour le jour (mois par mois, surtout 🙂 )

Je n’ai aucune crainte de retomber dans un burn-out même si être chef d’entreprise demande énormément de travail. Il m’arrive encore d’avoir des contractures, mais je sais que mon stress n’est plus malsain.

D’ailleurs, je préfère me focaliser sur les choses positives. Tant que je serais en phase avec ce que je propose et fière de ce que je produis, je ne pourrais que continuer sur cette lancée !

L’esprit d’entreprise ne te manque-t-elle pas ?

Je ne me sens pas capable de revenir dans une entreprise. En seulement 6 mois, j’ai compris que l’entreprenariat était fait pour moi.

Il est probable que je sois encore blessée par ma précédente expérience. Mais au-delà de ça, je ne suis plus en adéquation avec les relations que je considère comme hypocrite dans le milieu du travail. J’ai tendance à croire qu’on ne laisse pas l’opportunité aux personnes d’évoluer.

J’ai la chance d’être également une personne assez solitaire. Du coup, le fait d’être seule chez moi, avec mes deux chats, me convient très bien. Je sais que si les choses me pèsent dans les mois à venir, j’irais travailler dans des espaces de coworking pour travailler mon relationnel, mais à date ça me convient parfaitement que de pouvoir gérer ma vie professionnelle et personnelle sur un même créneau horaire.

Mais surtout, je suis profondément convaincue que nous ne pouvons pas revenir au statut salarié lorsque l’on a goûté à vie d’entrepreneur 🙂

Que conseillerais-tu aux personnes qui souhaitent devenir copywriter en freelance ?

Avant de devenir freelance, j’aurais tendance à conseiller de côtoyer le milieu du travail. Mine de rien, cela reste une très bonne base et générateur de valeurs professionnelles très importante. Je pense notamment au fait de pouvoir rencontrer des « mentors » comme ça a pu être le cas pour moi (dédicace à mon petit Clément!). On peut dire que j’ai galéré  pendant 5 ans, mais je suis fière du chemin que j’ai parcouru et chaque étape m’a permis de me forger. Toutes les rencontres, les erreurs et les réussites sont les pierres qui m’ont permise de mettre en place cet esprit de chef d’entreprise.

Cependant, pour se lancer dans le Copywriting, seul la passion compte. Clairement, ce n’est pas un métier que l’on fait dans le seul but de générer beaucoup d’argent. C’est avant tout un style, une personnalité et c’est quelque chose qui demande du travail et de la régularité.

D’après toi, freelance rime avec ?

Liberté ! Je suis libre de gérer mon planning, mais également de pouvoir me former sur des choses différentes. C’est certainement ce qui m’importe le plus ! J’adore cette sensation d’être libre d’avancer à mon rythme, dans la direction qui me correspond le plus. Je suis en phase avec moi-même et je ne travaille que sur des choses que j’aime.

Épanouissement ! Je suis tellement heureuse d’être la seule responsable de mon travail. Quand j’ai une victoire, je suis la seule à féliciter ; et c’est pareil quand je me plante. Du coup, ça me pousse à toujours vouloir me dépasser. Et c’est ma passion : la vie n’est pas un long fleuve tranquille et je suis ravie d’être la créatrice de celui-ci.

Retrouvez Émilie Mahaux sur le web :

♦ Site internet : http://emilie-mahaux.com/

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