Ça paraît fou de se poser cette question quand on est freelance, puisque la logique voudrait que tout travail est bon à prendre. Pour autant, est-ce raisonnable de dire oui à tout ? Les contextes varient d’une période à l’autre, certaines fois les missions se font nombreuses quand d’autres jours la boîte mail semble s’être mise sur pause. Alors, on se dit que c’est l’urgence et qu’il faut absolument trouver de quoi remplir les caisses, ce cas est totalement compréhensible bien qu’en tant que micro-entrepreneur il faut aussi apprendre à dire non tout en sachant faire la part des choses. Naturellement, il y a l’art et la manière de refuser, mais surtout de détecter la mission ou le client auquel il faudrait dire non. Avant toute chose, il faut distinguer les différents types de clients / missions, puis évaluer le pour et le contre. La décision prise, il est temps de décliner ou d’accepter selon la situation tout en gardant un climat courtois avec le client concerné. Savoir dire non est tout aussi fondamental que savoir dire oui. 

 

3 Principaux types de clients / missions à distinguer :

 

  • Le client que l’on a prospecté

→  Mission qui correspond à notre coeur de métier

Il s’agit d’une mission que l’on a souhaitée et d’un projet attisant notre motivation avant même de l’avoir décrochée. Le plus souvent, on aura tendance à l’accepter puisque l’initiative vient de nous. Cependant, il est possible que la relation avec le client n’est pas celle espérée, dans ce cas il faut prendre le temps de savoir si celle-ci pourrait être toxique sur le long terme. Un oui peut cacher un non et il ne sera jamais trop tard pour décliner en temps voulu si votre intuition fut bonne après la signature d’un contrat.

 

  • Le client qui nous contacte directement

→  Mission inattendue, mais qui paraît intéressante

refuser une mission en freelanceLa mission inattendue qui pointe le bout de son nez, ça peut être le super projet tout comme un projet hors de vos compétences ou hors de votre cible. Dans ce cas, analysez si vous êtes capable de la mener à bien jusqu’à terme. Il arrive que la mission correspond en tout point à ce que l’on aime et que le oui se donne sans réflexion, ceci dit il est essentiel de savoir juger ce qui est bon pour vous autant que pour votre client afin de ne pas vous embarquer dans une mission que vous n’aimerez pas exécuter dans le temps avec le risque d’avoir des effets néfastes pour tous les deux. Dire oui car on ne veut pas dire non est aussi un signe de faiblesse, apprenez à savoir ce que vous valez à tous les points de vue : tarif, niveau de compétences, niveau de motivation, intérêt.

 

  • Le client auquel on a répondu à son offre

→ Mission qui répond à la demande du client et à laquelle on s’adapte

Tout comme la prospection, ce client a été souhaité puisque la démarche de répondre à une offre, notamment via une plateforme, vient de vous. Le moment où il faut dire non c’est lorsque vous aurez commencé la relation client et jugé si oui ou non celle-ci peut durer le temps de l’exécution de la mission à court ou long terme.

Quand dire non ?

Après avoir évalué le type de client avec lequel vous êtes sur le point de contractualiser une mission, vous devez prendre la décision d’accepter ou de décliner l’offre. N’oubliez jamais que vous êtes maître de votre auto-entreprise, alors pensez toujours au bien être de sa viabilité. Apprendre à refuser la mission « de trop » est bon pour votre santé morale, physique ainsi que celle de votre activité.

Les contextes les plus récurrents auxquels il vaut mieux dire non :

  • Le tarif n’est pas à la hauteur de la demande ni de vos compétences
  • La mission est contraire à vos valeurs
  • Le projet ne vous intéresse pas et ne vous inspire pas
  • Vous avez déjà plusieurs contrats en cours et pas de temps à consacrer à ce projet
  • C’est un client toxique qui ne respecte pas votre travail ou même votre personne
  • La communication avec le client est impossible, il est difficile de se mettre d’accord malgré les tentatives de résoudre un conflit
  • Le client vous considère comme un salarié et donc se considère comme votre patron : salariat déguisé

Comment décliner une proposition ?

refuser une mission en freelanceVient le moment fatidique où vous êtes sûre que cette mission n’est pas faite pour vous, gardez en tête que la courtoisie est de mise. Peu importe le langage utilisé par votre client, soyez professionnel en pensant à votre réputation. Pour cela, il suffit de refuser le projet en expliquant les raisons dans le respect. Si vous jugez que les raisons de votre refus sont trop catégoriques, vous pouvez bien-sûr simplement dire que vous êtes actuellement très occupé avec d’autres contrats, mais que vous lui souhaitez de trouver le freelance qui saura répondre à sa requête. D’ailleurs, si c’est vraiment le cas, gardez contact avec lui pour éventuellement collaborer ensemble dans le futur lorsque vous aurez suffisamment de temps à y consacrer. Grâce à un échange courtois, votre réputation ne sera pas entachée et le client gardera une image positive de votre professionnalisme.

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