Prévisible ou pas, l’insécurité fait partie du quotidien des freelances. En contrepartie de la liberté, il faut apprendre à faire face à l’instabilité qu’elle engendre. Être son propre boss génère de devoir supporter une plus forte charge mentale avec toutes les responsabilités que cela implique et le défi à relever pour tout entrepreneur est d’anticiper les périodes difficiles comme la perte d’un client qui va créer un fossé dans la caisse. Les étapes lorsque l’on se lance sur le marché à son compte commencent par la prospection, trouver des clients, négocier son tarif, les fidéliser, se faire payer puis rebelote dès qu’une ou plusieurs missions se terminent !  L’impact matériel est l’irrégularité des rentrées d’argent et l’impact émotionnel est tout aussi présent, voire pesant car il peut facilement faire perdre pieds si l’on ne sait pas comment gérer ces changements récurrents. Confronté à ces obstacles, le freelance a le choix entre jeter l’éponge ou les surmonter, on vous recommande forcément la seconde option avec ces conseils pratiques à adopter pour une vie d’insécurité moins paniquante et plus palpitante !

Les 2 principales situations d’insécurité

  • Les rentrées d’argent irrégulières

Il y a deux types de missions, celles qui sont sur du long terme presque à l’image d’un CDD renouvelable garantissant une rentrée d’argent régulière, puis les courtes qui durent une période déterminée juste durant l’exécution d’un projet. Le second cas se vit autant comme un épanouissement professionnel qu’un tracas à l’arrivée de la date de fin. Ce moment où il faut trouver d’autres clients pour combler le vide dans le chiffre d’affaires. Au début, cette étape peut être vécue comme une grosse source de stress, mais l’expérience et la mécanique de rebondir sur de nouveaux projets vous donnera suffisamment confiance pour appréhender ces périodes plus sereinement.

Il s’agit d’une pression constante avec laquelle il faut apprendre à vivre car l’insécurité financière fait partie du quotidien d’un grand nombre de freelances. C’est le jeu de l’entrepreneuriat : transformer cette peur en stress positif.

  • Le client qui ne paye pas

La majorité des freelances expérimentés sont passés par la situation du client mauvais payeur, celui qui ne donne pas signe de vie à la fin d’un projet exécuté, celui qui trouve une excuse injustifiée pour ne pas régler la facture, puis celui qui dira que le tarif était bien trop élevé pour la mission. Quand arrive le moment fatidique de la facture impayée, le stress envahit votre environnement personnel et professionnel, c’est la panique dans les comptes et la perte de confiance envers toute nouvelle relation client. L’expérience permet de déceler le client mauvais payeur avant même d’envoyer un devis, mais aussi de savoir gérer les conflits pour le faire payer.

Comment apprendre à vivre avec ces situations et les gérer au mieux ?

  • Sortir de sa zone de confort

insécurité freelance stabilité comment gérerSe lancer dans l’entrepreneuriat est déjà un acte qui vous fait sortir de la zone de confort du salariat. Cet état d’esprit ne doit pas périr au grès des obstacles communs auxquels la majorité des freelances apprennent à faire face. Lorsque les périodes d’instabilité arrivent, c’est comme un navire sur une mer déchaînée, il faut apprendre à le garder sur l’eau en continuer la navigation pour ne pas couler ou heurter un autre obstacle qui vous fera chavirer. En devenant freelance, vous devenez maître de vos actions, de vos résultats et de vos responsabilités. Ne voyez pas en la fin d’un contrat un échec, il s’agit simplement de la fin d’une mission qui vous donnera l’opportunité de travailler sur un autre projet probablement encore plus enrichissant. La peur bloque l’action et la réaction, il faut alors la maîtriser pour qu’elle en devienne un challenge stimulant.

  • S’affirmer en tant qu’entrepreneur pour se faire payer et faire valoir ses droits

Dans le cas de figure d’une facture impayée, le freelance doit savoir s’affirmer pour parvenir au règlement de ses services. Une situation bien malheureuse qu’il serait préférable de ne pas avoir à vivre, mais lorsque ça arrive il est primordiale de faire valoir ses droits en relançant le client et mener les actions nécessaires pour que votre travail soit rémunéré comme prévu dans votre contrat.

N’attendez pas de vivre ce type d’épreuves pour en découvrir les pièges et ouvrez le sujet avec d’autres freelances qui pourront témoigner de leurs mauvaises expériences. Ces témoignages vont vous apprendre à flairer le mauvais client afin de ne pas tomber dans le piège du travail non payé. Pour cela, il faut également être un bon observateur et être à l’écoute durant les premiers entretiens qui permettront de se faire une idée de la confiance que vous pouvez accorder au sérieux de cette mission. En plus de l’insécurité, vivre ce conflit provoquant un vide dans la caisse peut aussi faire perdre la confiance en soi et en son auto-entreprise, c’est pourquoi l’apprentissage via ce type d’épreuves mêlée à l’anticipation donneront une vision moins dramatique au tableau.

Afin de garantir le paiement de votre mission, prenez de l’avance en définissant dès la signature du devis vos conditions : le règlement d’une partie avant le début de l’exécution de votre travail et un total dû à la livraison (date de fin). Certains freelances ont peur de passer à côté d’un contrat en imposant le pré-paiement, mais c’est un bon moyen de voir la réaction du client et sa relation avec la facturation.

  • Anticiper les périodes à risque

Les vacances, les périodes creuses, un arrêt maladie, le client qui met un terme au contrat, autant de contextes qui génèrent de l’instabilité en créant une pression supplémentaire liée à l’argent. Cependant, il n’est pas impossible d’anticiper ces périodes freelance faire des économiesdites à risque. Pour ce faire, il faut regarder loin en établissant un tableau prévisionnel des événements susceptibles d’arriver dans les prochains mois. Prévoir plutôt que guérir serait une bonne devise à mettre en pratique pour ne pas vivre la baisse du chiffre d’affaires comme un challenge insurmontable. En prévoyant les vides potentiels, vous pourrez organiser votre travail différemment en planifiant d’autres tâches à effectuer, des missions à trouver avant de conclure la présente, etc. Ce roulement devient un automatisme du moment qu’on en fait une habitude sans attendre d’être sur le fait accompli qui engendre forcément de la panique.

  • Se fixer des objectifs

Être libre, c’est être maître de soi, l’entrepreneuriat est parfait pour ce choix de vie. Afin qu’elle soit durable, il est essentiel de se fixer des objectifs dans le but de s’épanouir et des objectifs financiers pour la pérennité de votre micro-entreprise. Prenez le temps de faire le point sur vos dépenses, votre chiffre d’affaires moyen, vos bénéfices et votre épargne. Avoir conscience de sa situation financière globale est un excellent moyen de savoir quels objectifs vous souhaitez atteindre. En les fixant, vous allez ensuite évaluer votre capacité physique et morale pour les atteindre et établir un business plan pour y parvenir.

Avoir des objectifs chiffrés permet de diminuer l’insécurité car vous saurez où vous allez.

  • Se créer sa propre sécurité financière

Le bagage ! Autrement dit, faire des économies qui donneront une toute autre dimension aux périodes d’insécurité. Le plus simple est de mettre de l’argent de côté lorsque vous avez des mois plus actifs. La plupart des freelances s’organisent de la sorte car l’irrégularité des missions ainsi que leurs divergences selon le contexte font qu’il est essentiel de s’auto-sécuriser. Bien que faire des économies est une action personnelle que chacun décide de faire ou pas, pour l’entrepreneur s’en est presque une nécessité puisqu’avoir une tirelire de secours évite de vivre sous haute pression avec la peur du mois sans contrat. Dès que vous en avez l’occasion, commencez à vous créer cette sécurité financière.

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